Les conditions essentielles pour profiter d’un CIF en 2024

Le chiffre parle de lui-même : chaque année, des milliers de salariés saisissent l’opportunité d’un congé individuel de formation pour changer de trajectoire. Derrière ce droit, des règles précises, parfois méconnues, qui tracent la frontière entre rêve et réalité. Décortiquons-les pour que personne ne reste sur le quai.

Pour les salariés en CDI

Si votre contrat ne comporte pas de date de fin, vous pouvez envisager le congé individuel de formation. Mais avant de vous projeter, vérifiez deux points fondamentaux : avoir cumulé vingt-quatre mois d’activité professionnelle, et passer la moitié de ce temps, soit douze mois, dans l’entreprise actuelle. Ces deux années ne s’inventent pas, elles se prouvent : bulletins de salaire, ancienneté, tout doit être en ordre.

Un délai, appelé franchise, s’applique également. Entre deux demandes de CIF, il faut patienter entre quatre et six mois. Un salarié récemment formé ne pourra donc pas enchaîner les congés formation à la chaîne. Ce laps de temps impose de planifier à l’avance, d’anticiper le moment propice pour déposer sa demande. Si toutes ces conditions sont remplies, le sésame du CIF s’ouvre. Mais le contrat à durée déterminée n’obéit pas aux mêmes règles.

Pour les salariés en CDD

Le parcours est différent pour ceux qui enchaînent les contrats à durée déterminée. Ici, la règle s’étire : il faut justifier vingt-quatre mois d’activité sur les cinq dernières années. Ce n’est pas tout. Sur cette période, au moins quatre mois consécutifs doivent avoir été effectués dans la même entreprise. Ce sont ces critères qui définissent le CIF CDD.

Le calendrier joue aussi un rôle : un délai de franchise s’impose entre deux congés formation, calculé à partir de la date de la précédente absence. Sans respecter ce laps de temps, inutile de déposer un dossier : la demande sera écartée. Les salariés sous CDD doivent donc surveiller leur parcours et anticiper chaque étape, pour ne pas voir leur projet stoppé net.

Pour les salariés avec un contrat d’intérim

Les intérimaires ne sont pas oubliés. Pour ouvrir droit au CIF, il faut pouvoir attester de 1 600 heures travaillées au cours des vingt derniers mois. Parmi celles-ci, au moins 600 heures doivent avoir été réalisées dans l’agence d’intérim auprès de laquelle la demande est adressée. Ce décompte d’heures est indispensable : il matérialise l’attachement à une structure, critère incontournable pour faire valoir ses droits à la formation.

Que l’on soit en CDI, en CDD ou en intérim, le CIF n’est pas une porte ouverte sans condition. Il se mérite, à force de preuves et de patience. Ceux qui franchissent ce seuil accèdent à une étape décisive, parfois même à une bifurcation professionnelle. Reste à chacun de saisir l’instant, quand les feux sont au vert, pour transformer ce droit en tremplin.

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