La vague de grand départs ne s’est pas estompée, loin de là. Depuis la fin du confinement, certains secteurs subissent de plein fouet cette mutation du marché du travail. Le marché s’oriente du côté des candidats, qui regardent de plus en plus vers quel projet ils vont s’engager.
La marque employeur : un déficit difficile à combler
Bâtir une marque employeur solide et cohérente devient une nécessité pour qui veut attirer de nouveaux talents. Il s’agit d’afficher une vision claire, sans détour, et de mettre en avant ce qui fait la force de l’entreprise, sa culture, ses engagements, ses ambitions. À ce niveau, le recrutement prend des airs de marketing : séduire, donner envie, fédérer autour d’une histoire commune. Les candidatures qui en résultent ne sont pas anodines : elles émanent souvent de personnes qui partagent déjà l’ADN de la société.
Le difficile métier que celui de recruteur aujourd’hui
Même la meilleure image de marque ne suffit pas toujours. Dès qu’il s’agit de dénicher des profils pointus, l’écart se creuse : trop peu de CV, ou des candidatures en décalage avec les besoins. Chez Trajektoire[s], notre cabinet de recrutement dans l’énergie, nous avons choisi une autre voie : l’approche directe. Aller vers les professionnels qui possèdent la bonne expertise, au lieu d’attendre qu’ils se manifestent d’eux-mêmes.
Ce mode opératoire change la donne sur plusieurs plans :
- Le ciblage devient chirurgical : chaque profil contacté correspond précisément aux attentes du poste.
- L’exploration du marché ne se limite pas aux CV reçus. On élargit la recherche à des personnes qui, sinon, seraient restées hors radar.
- Les délais de recrutement s’en trouvent raccourcis : on ne reste pas passif, on va à la rencontre des talents.
Autrement dit, on ne subit plus le flux de candidatures. On prend l’initiative, on analyse, on contacte, on évalue, puis on propose rapidement les bons profils aux entreprises. Cette façon de faire bouleverse la donne, surtout dans les secteurs où les compétences se font rares.
Un chiffre illustre cette réalité : plus de 91 % des recrutements réalisés chez Trajektoires passent par la chasse de tête, contre seulement 9 % via les candidatures spontanées. Difficile de contester l’efficacité de cette méthode aujourd’hui.
Quels types de métier sont impactés aujourd’hui ?
La pénurie de candidats ne s’arrête pas à une catégorie précise. Les métiers physiquement exigeants, souvent cités, horaires décalés, station debout, charges lourdes, dans le bâtiment, la restauration, le transport, l’industrie, restent concernés. Mais la réalité va bien plus loin : chaque domaine, chaque niveau d’expertise, subit cette tension.
Les métiers de bureau, les cadres, ne sont pas épargnés. Les profils existent, mais ils ne se manifestent plus spontanément. Savoir les approcher, leur donner envie de rejoindre une aventure professionnelle, devient la clef.
Les clefs pour un recrutement réussi
Prendre contact directement avec un professionnel n’a rien d’anodin. Longtemps, la norme voulait que les candidats se présentent, motivés par une annonce. Ce schéma ne fonctionne plus : aujourd’hui, l’employeur doit convaincre, mettre en avant ce qui rend son projet singulier.
Tout l’art du chasseur de tête consiste à valoriser la spécificité et la solidité de l’entreprise cliente. En adoptant une posture proactive, axée sur l’écoute et la compréhension du parcours du candidat, il devient possible d’attirer durablement des profils qui feront la différence. Ceux-là mêmes qui donneront un nouvel élan au secteur de l’énergie.
Recruter, ce n’est plus attendre derrière un écran, espérant la perle rare dans la pile de CV. C’est aller à la rencontre de celles et ceux qui, souvent, ne cherchent pas, mais restent aux aguets pour une opportunité à la hauteur de leurs ambitions. La chasse de tête, aujourd’hui, c’est cette capacité à faire bouger les lignes du recrutement, en misant sur l’initiative et la relation humaine.

